On peut décider d’arrêter de manger de la viande et de passer à une alimentation à base de végétaux pour plusieurs raisons. Que ce soit pour perdre du poids, se sentir plus énergique, réduire les affections cardiovasculaires ou les risques de cancer, ou même pour diminuer la médication… il y a des douzaines de bonnes raisons. Voyons ensemble 6 changements qui surviendront en arrêtant de manger de la viande et en adoptant une alimentation végétale :

 

1. Vous allez réduire l’inflammation dans votre corps.

Si vous mangez de la viande, du fromage et des aliments hautement transformés, les chances que vous ayez des niveaux importants d’inflammation dans votre corps sont très élevés. Alors que l’inflammation à court terme (comme après une blessure) est normale et nécessaire, l’inflammation qui dure pendant des mois ou des années ne l’est pas. L’inflammation chronique a été liée au développement de l’athérosclérose, aux crises cardiaques, aux accidents vasculaires cérébraux, au diabète, aux maladies auto-immunes, et à plusieurs autres conditions.

En revanche, les régimes à base de végétaux sont naturellement anti-inflammatoires, parce qu’ils sont riches en fibres, antioxydants et autres phytonutriments et ils sont beaucoup plus faibles en déclencheurs inflammatoires comme les gras saturés et les endotoxines (toxines libérées des bactéries communément trouvés dans les aliments d’origine animale). Des études ont montré que les personnes qui adoptent un régime à base de végétaux peuvent réduire considérablement leur niveau de protéine C – réactive (CRP), indiquant le niveau d’inflammation dans le corps.

 

2. Vous donnez à votre microbiome une cure de Jouvence !

Les trillions de micro-organismes qui vivent dans notre corps sont collectivement appelés le microbiote. Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) vivant dans un environnement spécifique (appelé microbiome).De plus en plus, ces micro-organismes sont reconnus comme essentiel pour notre santé globale : non seulement ils nous aident à digérer les aliments, mais ils produisent des éléments nutritifs essentiels, renforcent nos systèmes immunitaires, activent et désactivent certains gènes, gardent le tissu de notre tube digestif en bonne santé et nous protègent contre le cancer.

Les aliments végétaux nous aident à façonner un microbiome intestinal sain. Les fibres dans les aliments d’origine végétale favorisent la croissance des « bonnes bactéries » dans notre intestin. En revanche, les régimes pauvres en fibres (tels que ceux qui sont riches en viande, oeufs et produits laitiers) peuvent entraîner la croissance de bactéries favorisant la maladie, le séjour prolongé dans l’intestin provoquant la putréfaction intestinale. Plusieurs études ont démontré que lorsque des omnivores mangent de la choline ou de la carnitine (trouvés dans la viande, la volaille, fruits de mer, oeufs et produits laitiers), les bactéries de l’intestin produisent une substance qui est convertie par notre foie en un produit toxique appelé TMAO (Trimethylamine N-oxide). Un TMAO élevé semblerait favoriser les crises cardiaques et les maladies cardiovasculaires.

Un fait intéressant à noter est que les gens qui ont une alimentation à base de végétaux ne fabriquent pas ou peu de TMAO même après un repas contenant un peu de viande, car ils ont un microbiome intestinal totalement diffèrent. Il ne faut que quelques jours pour modifier notre microbiome intestinal de façon positive grâce à une alimentation purement végétale (légumineuses, céréales, légumes, noix et fruits)!

 

3. Votre taux de cholestérol va chuter.

Un taux de cholestérol sanguin élevé est un facteur de risque important de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, deux des principaux tueurs en Occident. Les graisses saturées — principalement trouvées dans la viande, la volaille, le fromage et autres produits d’origine animale — est un facteur déterminant de notre taux de cholestérol sanguin.

Plusieurs études montrent de façon répétée que lorsque les gens adoptent une alimentation purement végétale, leur taux de cholestérol baisse jusqu’à 35 %. Dans de nombreux cas, la réduction est égale à celle observée avec la médication (statines) — avec aucun effet secondaire négatif et beaucoup d’effets secondaires positifs ! Les personnes qui ont besoin de médicaments hypocholestérolémiants peuvent en outre réduire leurs niveaux de cholestérol et le risque cardiovasculaire en adoptant une alimentation végétale.

Une alimentation végétale constituée d’aliments complets réduit le cholestérol sanguin, car elle est très faible en gras saturés et ne contient aucun  cholestérol. En outre, les régimes à base de végétaux sont riches en fibres, ce qui réduit davantage le cholestérol sanguin.

 

4. Vous allez modifier comment fonctionnent vos gènes.

Les scientifiques ont fait la découverte remarquable que les facteurs environnementaux et les habitudes de vie pouvaient activer ou désactiver certains gènes. Par exemple, les antioxydants et autres nutriments que nous consommons dans les aliments végétaux complets peuvent changer l’expression des gènes afin d’optimiser la façon dont nos cellules réparent l’ADN endommagé. Certaines recherches ont également démontré que les changements de style de vie, y compris un régime à base de végétaux, pouvaient réduire l’expression des gènes du cancer chez les hommes atteints de cancer de la prostate. Nous avons même découvert qu’une alimentation à base de végétaux, ainsi que d’autres changements de style de vie, peut allonger nos télomères — les extrémités de nos chromosomes qui aident à maintenir la stabilité de notre ADN. Cela pourrait signifier que nos cellules et nos tissus vieillissent plus lentement, le raccourcissement des télomères étant associés à un vieillissement et un décès prématuré.

 

5. Vous réduisez considérablement vos chances d’avoir un diabète de type 2.

Environ 38 % des personnes vivant en Amérique font du prédiabète — un précurseur du diabète de type 2. Il a été démontré, étude après étude que la consommation de protéines animales, surtout provenant de viandes rouges ou transformées, augmentent le risque de diabète de type 2. Chez les Adventistes, les omnivores ont le double du taux de diabète par rapport aux végétaliens, même en tenant compte des différences de poids corporel. En fait, dans cette population, manger de la viande une fois par semaine ou plus sur une période de 17 ans a augmenté le risque de diabète de 74 % ! De même, dans l’étude de suivi des professionnels de la santé (Nurses Health Study), l’équivalent d’une demi-portion de viande rouge par jour a été associé à une augmentation de 48 % du risque de diabète après 4 ans.

Pourquoi la viande favoriserait l’apparition de diabète de type 2 ? Il y a plusieurs raisons : les graisses animales, le rôle du fer animal (hémique) versus le fer de source végétale, et la présence d’agents de conservation comme les nitrates qui ont démontré leur action destructrice sur les cellules pancréatiques. Tous ces facteurs aggravent l’inflammation, entraînent un gain de poids et perturbent les fonctions de l’insuline.

Vous réduisez considérablement vos chances d’avoir le diabète de type 2 en laissant les produits d’origine animale hors de votre assiette et en adoptant une alimentation basée dans les aliments végétaux entiers. Cela est particulièrement vrai si vous mangez des céréales complètes, qui sont hautement protectrices contre le diabète de type 2. En outre, une alimentation à base de végétaux peut améliorer ou même inverser votre diabète, si vous avez déjà été diagnostiqué.

 

6. Vous obtiendrez la bonne quantité et le bon type de protéines.

L’omnivore moyen en Amérique consomme plus de 1,5 fois la quantité optimale de protéines, la plupart provenant de sources animales.

Contrairement à la perception populaire, cet excès de protéines ne nous rend pas plus forts, plus maigres ou plus musclés. L’excès de protéines est stocké sous forme de graisse ou transformé en déchets et les protéines animales sont une cause majeure de prise de poids, de maladies cardiaques, de diabète, d’inflammation et de cancer.

En revanche, la protéine présente dans les aliments végétaux entiers nous protège de nombreuses maladies chroniques. Il est inutile de s’inquiéter d’un apport suffisant de protéines ou d’utiliser des suppléments de protéines avec une alimentation à base de végétaux. C’est simple, si vous mangez suffisamment pour satisfaire vos besoins caloriques quotidiens, vous obtiendrez toutes les protéines dont vous avez besoin. Aucun calcul n’est nécessaire. Les gens ayant la plus grande longévité sur terre consomment environ 10 % de leurs calories en protéines, par rapport à la moyenne occidentale de 15 à 20 %.

 

Références:
  1.  Yancey, P. (2005). « Organic osmolytes as compatible, metabolic, and counteracting cytoprotectants in high osmolarity and other stresses ». J. Exp. Biol. 208 (15): 2819–2830. doi:10.1242/jeb.01730. PMID 16043587.
  2. A. J. Pearson « Trimethylamine N-Oxide » in Encyclopedia of Reagents for Organic Synthesis, John Wiley & Sons, 2001: New York. doi:10.1002/047084289X.rt268
  3. Baker, J.R.; Chaykin, S. (1 April 1962). « The biosynthesis of trimethylamine-N-oxide ». J. Biol. Chem. 237 (4): 1309–13. PMID 13864146.
  4. Treacy, E.P.; Akerman, BR; et al. (1998). « Mutations of the flavin-containing monooxygenase gene (FMO3) cause trimethylaminuria, a defect in detoxication ». Human Molecular Genetics 7 (5): 839–45. doi:10.1093/hmg/7.5.839. PMID 9536088.
  5.  Zschocke J, Kohlmueller D, Quak E, Meissner T, Hoffmann GF, Mayatepek E (1999). « Mild trimethylaminuria caused by common variants in FMO3 gene ». Lancet 354 (9181): 834–5. doi:10.1016/S0140-6736(99)80019-1. PMID 10485731.
  6. Zou, Q.; et al. (2002). « The Molecular Mechanism of Stabilization of Proteins by TMAO and Its Ability to Counteract the Effects of Urea ». J. Am. Chem. Soc. 124 (7): 1192–1202. doi:10.1021/ja004206b. PMID 11841287.
  7. Volker Franzen (1973). « Octanal ». Org. Synth.Coll. Vol. 5, p. 872
  8. Wang, Zeneng; Roberts, Adam B.; Buffa, Jennifer A.; Levison, Bruce S.; Zhu, Weifei; Org, Elin; Gu, Xiaodong; Huang, Ying; Zamanian-Daryoush, Maryam; Culley, Miranda K.; DiDonato, Anthony J.; Fu, Xiaoming; Hazen, Jennie E.; Krajcik, Daniel; DiDonato, Joseph A.; Lusis, Aldons J.; Hazen, Stanley L. (December 2015). « Non-lethal Inhibition of Gut Microbial Trimethylamine Production for the Treatment of Atherosclerosis ». Cell 163 (7): 1585–1595. doi:10.1016/j.cell.2015.11.055. 
  9. Tang, W.H. Wilson; Zeneng Wang; Bruce S. Levison; Robert A. Koeth; Earl B. Britt; Xiaoming Fu; Yuping Wu; Stanley L. Hazen (April 25, 2013). « Intestinal Microbial Metabolism of Phosphatidylcholine and Cardiovascular Risk ». The New England Journal of Medicine 368(17): 1575–1584. doi:10.1056/NEJMoa1109400. PMC 3701945. PMID 23614584. Retrieved April 26, 2013The production of TMAO from dietary phosphatidylcholine is dependent on metabolism by the intestinal microbiota. Increased TMAO levels are associated with an increased risk of incident major adverse cardiovascular events
  10. Koeth, Robert A; Zeneng Wang, Bruce S Levison, Jennifer A Buffa, Elin Org, Brendan T Sheehy, Earl B Britt, Xiaoming Fu, Yuping Wu, Lin Li, Jonathan D Smith, Joseph A DiDonato, Jun Chen, Hongzhe Li, Gary D Wu, James D Lewis, Manya Warrier, J Mark Brown, Ronald M Krauss, W H Wilson Tang, Frederic D Bushman, Aldons J Lusis & Stanley L Hazen (April 7, 2013). « Intestinal microbiota metabolism of l-carnitine, a nutrient in red meat, promotes atherosclerosis ». Nature Medicine 19 (5): 576–85. doi:10.1038/nm.3145. PMC 3650111. PMID 23563705. Retrieved April 26, 2013. 
  11. Gina Kolata (April 24, 2013). « Eggs, Too, May Provoke Bacteria to Raise Heart Risk ». The New York Times. Retrieved April 25, 2013.
  12. Hazen, Stanley. « New Research On Red Meat And Heart Disease ». The Diane Rehm Show (Transcript). WAMU 88.5 American University Radio. Retrieved 10 April 2013.
  13. Johri, A.M.; Heyland, D.K.; Hétu, M.-F.; Crawford, B.; Spence, J.D. (2014). « Carnitine therapy for the treatment of metabolic syndrome and cardiovascular disease: Evidence and controversies ». Nutrition, Metabolism and Cardiovascular Diseases 24 (8): 808–814. doi:10.1016/j.numecd.2014.03.007. ISSN 0939-4753.
  14. Collins, Heidi L.; Drazul-Schrader, Denise; Sulpizio, Anthony C.; Koster, Paul D.; Williamson, Yuping; Adelman, Steven J.; Owen, Kevin; Sanli, Toran; Bellamine, Aouatef (2016). « L-Carnitine intake and high trimethylamine N-oxide plasma levels correlate with low aortic lesions in ApoE−/− transgenic mice expressing CETP ». Atherosclerosis 244: 29–37. doi:10.1016/j.atherosclerosis.2015.10.108. ISSN 0021-9150.
  15. L. Clouatre, Dallas (2013). « Is L-Carnitine the Link between Red Meat and Heart Disease? ». Journal of Nutrition & Food Sciences 03(03). doi:10.4172/2155-9600.1000e119. ISSN 2155-9600.
  16. http://www.onlinecjc.ca/article/S0828-282X%2814%2901363-4/abstract
  17. Barbaresko, J., Koch, M., Schulze, M., & Nöthlings, U. (2013). Dietary pattern analysis and biomarkers of low-grade inflammation: A systematic literature review. Nutr Rev Nutrition Reviews, 511-527.
  18. Barnard, N., Levin, S., & Trapp, C. (2014). Meat Consumption as a Risk Factor for Type 2 Diabetes. Nutrients, 897-910.
    Bøhn, S., Myhrstad, M., Thoresen, M., Holden, M., Karlsen, A., Tunheim, S., . . . Blomhoff, R. (n.d.). Blood cell gene expression associated with cellular stress defense is modulated by antioxidant-rich food in a randomised controlled clinical trial of male smokers. BMC Medicine BMC Med, 54-54.
  19. David, L., Maurice, C., Carmody, R., Gootenberg, D., Button, J., Wolfe, B., . . . Turnbaugh, P. (2013). Diet rapidly and reproducibly alters the human gut microbiome. Nature, 559-563.
  20. Dean, E., & Gormsen Hansen, R. (2012). Prescribing Optimal Nutrition and Physical Activity as “First-Line” Interventions for Best Practice Management of Chronic Low-Grade Inflammation Associated with Osteoarthritis: Evidence Synthesis. Arthritis2012, 1-28. doi:10.1155/2012/560634
  21. Ferdowsian, H., & Barnard, N. (n.d.). Effects of Plant-Based Diets on Plasma Lipids. The American Journal of Cardiology, 947-956.
    Goldsmith, J., & Sartor, R. (2014). The role of diet on intestinal microbiota metabolism: Downstream impacts on host immune function and health, and therapeutic implications. Journal of Gastroenterology J Gastroenterol, 785-798.
  22. Halkjær, J., Olsen, A., Overvad, K., Jakobsen, M. U., Boeing, H., Buijsse, B., … Tjønneland, A. (2010). Intake of total, animal and plant protein and subsequent changes in weight or waist circumference in European men and women: the Diogenes project. Int J Obes Relat Metab Disord35(8), 1104-1113. doi:10.1038/ijo.2010.254
  23. Huang, T., Yang, B., Zheng, J., Li, G., Wahlqvist, M. L., & Li, D. (2012). Cardiovascular Disease Mortality and Cancer Incidence in Vegetarians: A Meta-Analysis and Systematic Review. Annals of Nutrition and Metabolism60(4), 233-240. doi:10.1159/000337301
    Jenkins, D. (2003). Effects of a Dietary Portfolio of Cholesterol-Lowering Foods vs Lovastatin on Serum Lipids and C-Reactive Protein. JAMA, 502-502.
  24. Menke, A., Casagrande, S., Geiss, L., & Cowie, C. (2015). Prevalence of and Trends in Diabetes Among Adults in the United States, 1988-2012. JAMA, 1021-1021.
  25. Ornish, D., Magbanua, M., Weidner, G., Weinberg, V., Kemp, C., Green, C., . . . Carroll, P. (2008). Changes in prostate gene expression in men undergoing an intensive nutrition and lifestyle intervention. Proceedings of the National Academy of Sciences, 8369-8374.
  26. Ornish, D., Lin, J., Chan, J., Epel, E., Kemp, C., Weidner, G., . . . Blackburn, E. (n.d.). Effect of comprehensive lifestyle changes on telomerase activity and telomere length in men with biopsy-proven low-risk prostate cancer: 5-year follow-up of a descriptive pilot study. The Lancet Oncology, 1112-1120.
  27. Tonstad, S., Butler, T., Yan, R., & Fraser, G. (2009). Type of Vegetarian Diet, Body Weight, and Prevalence of Type 2 Diabetes. Diabetes Care, 791-796.
  28. Pan, A., Sun, Q., Bernstein, A. M., Manson, J. E., Willett, W. C., & Hu, F. B. (2013). Changes in Red Meat Consumption and Subsequent Risk of Type 2 Diabetes Mellitus. JAMA Internal Medicine173(14), 1328. doi:10.1001/jamainternmed.2013.6633
  29. Sutliffe, J., Wilson, L., Heer, H., Foster, R., & Carnot, M. (n.d.). C-reactive protein response to a vegan lifestyle intervention. Complementary Therapies in Medicine, 32-37.
    Tonstad, S., Butler, T., Yan, R., & Fraser, G. (2009). Type of Vegetarian Diet, Body Weight, and Prevalence of Type 2 Diabetes. Diabetes Care, 791-796.
  30. Van Nielen, M., Feskens, E. J., Mensink, M., Sluijs, I., Molina, E., Amiano, P., … Wareham, N. J. (2015). Erratum. Dietary Protein Intake and Incidence of Type 2 Diabetes in Europe: The EPIC-InterAct Case-Cohort Study. Diabetes Care 2014;37:1854–1862. Diabetes Care38(10), 1992.3-1992. doi:10.2337/dc15-er10b