À l’École Médicale de Harvard, à Boston, le Dr I-Min Lee et son équipe ont décidé de mieux évaluer l’impact de la sédentarité sur la santé. En effet, le risque de développer les maladies les plus fréquentes non transmissibles (maladies cardiovasculaires, cancers, diabète de type 2) est influencé par le degré d’activité physique.

En définissant l’inactivité physique comme la pratique de moins de 150 minutes d’activité par semaine (le minimum recommandé par l’organisation mondiale de la santé, soit de 20-25 minutes par jour) l’analyse d’un grand nombre d’études a ainsi révélé que l’inactivité physique était associée à une augmentation de :

  • 6 % pour les maladies cardiovasculaires
  • 7% pour le diabète de type 2
  • 10% pour le cancer du sein
  • et 10% pour le cancer du colon

Pour les seules maladies cardio-vasculaires, 400,000 décès auraient pu être évités avec la pratique d’une activité physique régulière sur les 7,25 millions de décès provoqués par ces maladies dans le monde en 2008.

Autre point surprenant : en 2008, sur un total de 57 millions de morts à travers le monde, 5,3 millions sont attribuables directement à l’inactivité physique alors que 5 millions sont attribuées au tabac, ce qui classe l’inactivité physique comme un tueur potentiellement plus dangereux que la cigarette.

Référence

Lee IM, et al. Effect of physical inactivity on major non-communicable diseases worldwide: an analysis of burden of disease and life expectancy. Lancet 2012; DOI: 10.1016/20140-6736(12)61031-9.