Si vous souffrez d’allergies saisonnières, de rhumes fréquents, de sinusites, de bronchites ou d’otites à répétition, il peut être avisé de considérer le rôle des produits laitiers dans votre alimentation. Tous les produits laitiers, y compris le fromage, le yogourt et la crème glacée peuvent non seulement augmenter vos symptômes de congestion, mais également maintenir votre organisme plus sensible à son environnement.

Les produits laitiers, y compris le lait, la crème, le beurre, le fromage, la crème glacée et le yogourt, ont traditionnellement été mangés dans des pays nordiques ou les régions montagneuses. Étant une source importante de substances nutritives, leur teneur élevée en matières grasses permettait de réchauffer et de protéger l’organisme du froid. Dans le reste du monde, la plupart des personnes sont allergiques au lait et aux produits laitiers. En Asie, plus de 80 % de la population a une intolérance au lactose, ainsi que 60 % des Méditerranéens et 70 % des Africains de race noire.

Dans la société moderne, la consommation de produits laitiers produit généralement un excès de mucus qui engorgent le système immunitaire et favorisent les allergies, les propensions aux rhumes et aux grippes, les problèmes de sinus, d’asthme, ainsi que des problèmes intestinaux comme le Candida , certaines formes d’infertilité, l’athérosclérose et les maladies du coeur, les kystes et tumeurs, particulièrement ceux du sein et de la prostate.

La caséine, protéine principale présente dans les produits laitiers, favorise la formation de mucus dans votre organisme. Elle peut également faire épaissir le mucus déjà présent dans vos sinus, votre nez, vos oreilles, vos bronches ou même dans n’importe quelle partie de l’organisme. Bien que cette idée ne soit pas acceptée par l’ensemble de la communauté médicale contrairement à la médecine chinoise, elle gagne de plus en plus de reconnaissance chez de plus en plus de médecins et spécialistes.

À force de se faire agresser, le corps finit toujours par réagir. Les virus du rhume ou de la grippe en sont un bon exemple. Gorge douloureuse, yeux enflés et une production industrielle de mucus. Le mucus (ou les mucosités) est toujours le signe que l’organisme réagit à quelque chose. L’alimentation nord-américaine si riche en produits laitiers de toutes sortes demande à l’organisme de réagir comme s’il combattait une infection virale tous les jours. Vous pouvez très bien en sentir les effets au réveil par les sensations de tête lourde, d’esprit embrumé, d’yeux bouffis et de manque d’entrain et de vivacité. La réponse la plus courante est une grande tasse de café pour donner un grand coup d’envoi au système afin de face aux rigueurs de la journée qui s’en vient. La plupart d’entre nous ont oublié ce que c’est de se réveiller l’esprit clair et plein d’énergie. Pourtant, en moins de 2 semaines de changement alimentaire, la transformation peut être particulièrement remarquable, sortant du lit avec enthousiasme pour célébrer une nouvelle journée avec ce nouveau «vous» plus jeune et plus alerte!

Le corps humain est un système particulièrement complexe. Il fait circuler les liquides vitaux sur des kilomètres de réseaux de canalisations et de membranes. Le système circulatoire, à lui seul, est long de quelque 95,000 km ! Il vous faudrait un camion de déménagement pour transporter une portion des cartes routières de votre corps. Le rein, à lui seul, contient au-delà de 800 km de plomberie. Chaque fois que vous respirez, 300 billions (oui, billions!) de petits vaisseaux capillaires sont prêts à recevoir l’oxygène dont vous avez besoin. Cependant, le mucus peut ralentir ou stopper les mouvements importants le long de tous ces différents circuits du corps, créant un environnement propice à l’établissement des virus et des bactéries pathogènes (génératrices de maladies).

Imaginons le scénario suivant. L’Anticorps 007 doit trouver et détruire le MIcrobe X, une bien mauvaise bactérie, responsable de cette toux et de ce rhume irritant qui vous afflige. Votre corps détecte sa position et l’Agent 007 est assigné à une mission de repérage et de destruction devant intercepter le Microbe X avant qu’il ne crée davantage de dommages à l’organisme. En passant dans les réseaux lymphatiques, l’Agent 007 est considérablement ralenti par un véritable bouchon de circulation dans un passage souterrain rempli de mucus. Malgré tous ses efforts, sa progression demeure très difficile. Dans cette position vulnérable, votre anticorps, l’Agent 007 piétine littéralement sur place. Juste au-dessus de lui, 2 millions de Bactéries X, ayant festoyé et s’étant développés dans le mucus depuis plusieurs jours lui tendent une véritable embuscade. La dernière pensée de l’Agent 007 avant de mourir est que malgré son conditionnement et son entraînement exemplaire, rien ne l’avait préparé à faire face à une obstruction aussi importante de mucus épais et collant.

Le mucus est sécrété par l’organisme pour bloquer les irritants, les allergènes, les substances polluantes ou les composés carcinogènes créés par les résidus alimentaires non digérés en putréfaction. C’est comme une couverture de protection, comme en présence d’allergènes qui irritent les voies nasales lors du rhume des foins par exemple. Vos muqueuses nasales se couvrent de mucus pour se protéger du pollen.

Certains aliments comme les produits laitiers ou le blé dans certains cas, peuvent également augmenter la formation de mucus. Ces aliments sont composés de grosses molécules de protéines (la caséine et le gluten) qui sont difficiles à briser en plus petits composés et qui par conséquent sont plus difficiles à digérer, favorisant le ralentissement digestif et la putréfaction, et pouvant devenir nocives ou irritantes pour l’organisme. Pour plusieurs personnes, le lait (ainsi que tous les produits dérivés du lait : yogourt, crème, crème glacée, fromage) et à l’occasion le blé, peuvent créer une congestion des sinus ou des voies respiratoires.

Qu’est-ce que le mucus ?

Le mucus ou plutôt les substances mucoïdes, sont un mélange de grosses particules gélatineuses de consistance collante. Le terme mucoïde englobe les termes mucine, colloïde, mucoprotéine et glycoprotéine. Le «mucus» (substances mucoïdes) est créé par plusieurs toxines, polluants, additifs alimentaires ou par des substances auxquelles vous êtes allergiques. Nous connaissons tous le mucus présent dans les voies respiratoires, mais ces substances mucoïdes peuvent se retrouver dans tous les tissus de l’organisme, incluant le système respiratoire, mais également le système gastro-intestinal, circulatoire, lymphatique, les organes génitaux et urinaires etc, et même les articulations. Le cartilage dans une articulation contient des cellules qui sécrètent un mucus glissant afin de garder l’articulation bien lubrifiée. Lorsque des substances mucoïdes s’y forment de façon excessive, des dépôts se concentrent et se condensent dans l’articulation rendant les mouvements difficiles.

Ces substances mucoïdes présentes dans les tissus s’infiltrent dans la lymphe dont la fonction est de filtrer les déchets du liquide interstitiel. Le liquide interstitiel remplit l’espace entre les capillaires sanguins et les cellules. Il facilite les échanges de nutriments et de déchets entre ceux-ci. Le surplus de liquide interstitiel, soit 90% est drainé par les capillaires lymphatiques où il est ensuite réintégré au sang. La lymphe absorbe l’autre 10% composés de grosses particules de déchets. Les ganglions lymphatiques contiennent des valves à sens unique, recouvertes de tissus musculaires qui agissent comme une pompe. Si une surcharge de substances mucoïdes provenant des cellules s’accumule dans la lymphe et que ce «mucus» ne peut être expulsé, il devient alors stagnant et propice à l’infection, virus et bactéries nuisibles ayant un terrain propice à leur prolifération.

Les aliments les plus susceptibles de favoriser la formation de mucus sont :

  • les produits laitiers
  • la farine blanche
  • le sucre
  • la viande
  • les oeufs
  • le beurre d’arachides
  • les fritures et les matières grasses.

 

La relation entre le mucus et l’alimentation n’est pas une nouvelle théorie. Elle a très bien été développée dans les médecines orientales traditionnelles autant chinoise qu’ayurvédique. La médecine chinoise fait référence aux mucosités par le terme «TAN» alors que le mot «AMA» sera utilisé en médecine ayurvédique. Toutes les deux expliquent les mucosités comme étant des déchets métaboliques pouvant résider dans tous les tissus de l’organisme et être à la base de nombreuses maladies. Pour la médecine orientale, le mucus se forme suite à une accumulation d’Humidité dans l’organisme (voir Entre fourchette et baguettes p. 261 à 272). Plus près de nous, le Dr Arnold Ehret publiait en 1912 «The Mucusless Diet and Healing System» où il discutait déjà en détail de l’effet des aliments sur la formation de mucus.

Le processus de la digestion est de liquéfier suffisamment les aliments en petites particules pour que celles-ci puissent être assimilées par les microscopiques cellules qui couvrent l’intérieur de l’intestin grêle. Pour qu’un nutriment provenant de votre alimentation puisse passer au travers de la membrane cellulaire de l’intestin pour y être absorbé, il se doit d’être plus petit qu’un millionième de gramme. Sinon, le nutriment non absorbé est acheminé au gros intestin et y séjourne jusqu’à son élimination.

Les aliments qui produisent du mucus ont une structure semblable à la colle, retenant solidement leurs molécules ensemble. Dans le lait et les produits laitiers, c’est la caséine, dans le blé, l’avoine, le seigle et l’orge c’est le «gluten» (du mot agglutiner).

La caséine

Pour mieux comprendre le rôle de la caséine, rappelons-nous que celle-ci est effectivement utilisée pour fabriquer de la colle, autant celle que l’on retrouve sur les étiquettes de bouteilles de bière que dans la colle à bois en ébénisterie. Si la caséine peut permettre de coller 2 objets ensemble, imaginez ce qu’elle peut faire pour vos sinus…

La caséine représente la protéine la plus abondante dans le lait de vache puisqu’elle représente environ 80 % des protéines totales. La principale utilisation industrielle de la caséine fut longtemps pour des applications pour l’industrie du bois, de la peinture ou encore du cuir. Depuis les années 60, l’industrie agroalimentaire utilise de plus en plus la caséine comme ingrédient nutritionnel si bien que l’on en retrouve dans une multitude d’aliments préparés.

Le gluten

Bien que semblant être mieux toléré que les produits laitiers par certaines personnes, le gluten n’en demeure pas moins l’une des causes fréquentes de surproduction de mucus. Le gluten c’est la substance collante des protéines végétales. Il constitue environ 80 % des protéines contenues dans le blé et est responsable de l’élasticité de la pâte malaxée ainsi que de la masticabilité des produits à base de céréales cuits au four. Cette visco-élasticité permet de faire du pain de qualité. On le retrouve donc dans les farines de céréales panifiables comme le blé, le seigle, et en quantité moindre dans des céréales difficilement panifiables, comme l’orge.

Le maïs, le riz complet, le sarrasin, le millet et le quinoa sont des céréales sans gluten.

Certaines personnes présentent une intolérance au gluten appelée maladie cœliaque. Il n’est pas certain qu’il s’agisse d’une véritable allergie ou d’une simple intolérance alimentaire, mais on suppose qu’il s’agit d’une perturbation d’ordre immunologique de la muqueuse intestinale. La maladie cœliaque est l’une des causes la plus fréquente de malabsorption chez l’enfant. Les symptômes peuvent apparaître très tôt (quelques semaines après l’introduction de farines dans l’alimentation des nourrissons), et sont très variés : diarrhée chronique, perte de poids, vomissement, etc.

Le gluten et la caséine sont 2 substances qui demandent de puissants acides stomacaux pour être complètement digérées. Associé à une mauvaise mastication ou de mauvaises combinaisons alimentaires, il devient alors impossible pour les acides de l’estomac de briser les liens moléculaires qui unissent fortement les molécules de la caséine et du gluten. Après la digestion, de nombreuses particules sont encore trop grosses pour être utilisées par l’organisme. Rapidement, ces grosses particules partiellement digérées commencent à se putréfier et sont recouvertes de mucus pour éviter une putréfaction supplémentaire lors de leur séjour dans l’intestin.

La paroi de l’intestin contient plus de 4 millions de microvillosités. Leur rôle est d’absorber les nutriments. Ce nombre astronomique de microvillosités fait en sorte que la surface totale d’absorption de l’intestin est de 2,200 pieds carrés ! À la surface de ces microvillosités se retrouvent des cellules sécrétant du mucus. Le mucus est sécrété par ces cellules pour protéger la paroi intestinale et pour empêcher l’absorption de substances nuisibles par l’intestin. 80% de toute l’absorption de vos aliments se fait dans l’intestin grêle. Seulement 20% s’effectue dans l’estomac et le gros intestin. L’estomac absorbe peu de nutriments, car son contenu est très acide. Toute la paroi de l’estomac est dédiée à la production de mucus. Sans mucus pour protéger l’estomac de l’acide chlorhydrique qu’il contient, les ulcères se développeraient en moins de 2 heures et l’estomac se digèrerait lui-même! De grandes quantités de mucus sont également fabriquées dans l’intestin grêle. Ce mucus contient des éléments pour ajuster le pH. Plus l’alimentation est acidifiante (voir Entre fourchette et baguettes p. 23 à 44 ) plus l’intestin doit produire du mucus.

Au fur et à mesure que le mucus et les particules non digérées de nourriture circulent dans le gros intestin, l’eau est réabsorbée par le corps. Plus l’eau est absorbée et plus le mucus devient collant et gluant. Lors de son passage, il laisse alors une couche sur les parois de l’intestin. Au fil des années, des couches successives de matières fécales recouvrent l’intérieur de l’intestin se transformant en dépôts noirâtres solides et gommant déformant même certains replis de l’intestin. Des autopsies démontrent qu’un adulte moyen peut avoir de 7 à 9 livres de ces dépôts dans les intestins. Ce recouvrement de l’intestin prédispose à la constipation, à une réduction de la capacité d’absorption des nutriments, ainsi qu’à l’établissement d’un terrain propice aux développements de parasites.

Imaginez un tuyau de plomberie obstrué par des cheveux, des déchets, des résidus de savon et d’aliments en putréfaction formant une masse compacte de déchets putrides ne pouvant être enlevés. Les noms médicaux attribués pour les maladies de ce type sont : diverticule, colite, prolapsus intestinal, hémorroïdes, infections à levure, vers, constipation chronique et cancer du colon.

Certaines personnes ont eu recours aux fameuses «irrigations du colon» pour venir à bout de ce problème, mais seul un changement d’alimentation peut vraiment traiter le problème à sa source. Sans l’action détoxiquante naturelle des fruits, des légumes et des végétaux en général, les problèmes intestinaux vont continuer de sévir particulièrement en avançant en âge. Les agrumes et les raisins sont parmi les plus efficaces nettoyeurs de mucus. Ils aident l’organisme à se débarrasser du mucus et des toxines, apportant de précieux nutriments pour la récupération et la guérison.

La méthode la plus puissante pour éliminer le mucus des intestins et les substances mucoïdes des tissus, des organes, des voies respiratoires et de la lymphe consiste à suivre les recommandations pour le profil Humidité (Entre fourchette et baguettes p. 261 à 272) quel que soit votre propre profil.

Facteurs augmentant la formation de mucus

  • De trop gros repas à la fois : Le besoin de notre organisme en nourriture est souvent largement inférieur à ce que nous mangeons. Toute nourriture consommée en surplus de ce qui nous est nécessaire est propice à encrasser l’organisme et à favoriser la formation de mucus. Une partie de cette nourriture sera transformée en graisses, mais si vous mangez au-delà de vos capacités digestives, les excès devront être éliminés. Durant l’élimination, la lymphe devient surchargée et des substances mucoïdes se forment suite à la putréfaction.
  • Manger sans avoir faim : Lorsque l’on n’a pas encore faim, c’est que la digestion du dernier repas n’est pas encore complétée. Manger dans ces conditions prédispose l’organisme à acheminer des résidus d’aliments insuffisamment digérés dans les intestins, favorisant la création de mucus.
  • Avaler sans mastiquer : une mastication incomplète surcharge le système digestif. Si les particules de nourriture sont trop grosses pour être assimilées, elles seront alors éliminées par le gros intestin. Durant ce processus, ces particules se putréfient, causant du mucus.
  • Boire froid et manger glacé : les aliments et boissons froides et glacées ralentissent et affaiblissent le processus digestifs, favorisant la formation de mucus.
  • L’excès d’aliments sucrés et gras : la consommation d’aliments sucrés et gras perturbent les fonctions de digestion, favorisent la formation d’humidité dans l’organisme et la production de mucus.

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Réduire le mucus…

 

 

Références:

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Jodoin Michel Ac ND. Entre fourchette et baguettes – plaisir et sagesse au menu. Éditions Li Shi Zhen. 2011